Comment prendre en charge une balanite ?

D’après un entretien avec le Dr Sébastien Fouéré, Paris - le mercredi 04 décembre 2019

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Toute balanite doit faire l’objet d’un prélèvement mycologique et bactériologique avec antibiogramme, complété éventuellement selon le contexte d’une sérologie syphilitique et d’une recherche de Chlamydia Trachomatis et de Mycoplasma genitalium sur le premier jet urinaire. La glycémie à jeun et une hémoglobine glycosylée permettent de dépister un éventuel diabète. 

Balanites dermatologiques

La prise en charge des balanites en lien avec un psoriasis, un eczéma, un lichen ou une autre dermatose s’inscrit dans la prise en charge globale de la dermatose avec souvent une application locale de dermocorticoïdes. Il en est de même des balanites caustiques, liées à l’utilisation de produits détergents ou agressifs, bien soulagées par l’application de crème corticoïde. 

Balanites infectieuses

Les balanites infectieuses liées à un germe pathogène sont traitées par antibiothérapie locale ou plus habituellement orale, ou par antifungiques locaux selon la nature du germe (Candida Albicans, streptocoque, ou, beaucoup plus rarement, sexuellement transmis). La durée de traitement est classiquement de 7 jours, sans oublier le traitement du ou des partenaires s’il s’agit d’une infection sexuellement transmissible. La prise en charge des balanites liées à un déséquilibre de flore est souvent plus complexe s’apparentant à celle des balanites non spécifiques. 

Balanites non spécifiques

À la frontière des balanites caustiques et des balanites liées à un déséquilibre de la flore, existent des balanites dites non spécifiques, dont l’origine est multifactorielle : irritation physico-chimique des urines et du sperme, phénomènes de macération aggravés par un éventuel déséquilibre de flore. Ces balanites, dont l’incidence semble augmenter avec l’âge (souvent en lien avec des « gouttes retardataires » ou une incontinence due à des pathologies prostatiques ou chez les individus ayant un prépuce long ou étroit compliquant le décalottage), sont difficiles à traiter en raison de leur caractère volontiers chronique. Les conseils d’hygiène (vidange complète de la vessie, lavage une fois par jour à l’eau et au savon et simple rinçage du gland à l’eau claire après les mictions ou les rapports sexuels) et l’application locale de pommade au zinc et au cuivre ou de pâte à l’eau ne permettent souvent qu’une amélioration transitoire. Dans ces cas, la circoncision ou la posthectomie (section et élargissement du prépuce) restent les seuls traitements radicaux efficaces dans la quasi-totalité des cas. 

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